Ce qui caractérise vraiment le marché versaillais
Versailles est une ville contrainte. Le domaine du château, le parc de Balbi, la forêt de Fausses-Reposes et les emprises militaires laissent peu de foncier mobilisable, et la production de logements neufs y reste marginale au regard de la demande. Le marché est donc d'abord un marché de l'ancien : immeubles du XVIIIe siècle des quartiers Notre-Dame et Saint-Louis, immeubles de rapport du XIXe autour des gares, maisons de ville à Montreuil, Porchefontaine et Clagny-Glatigny, pavillons dans les Petits Bois et à la lisière du Chesnay-Rocquencourt.
La demande est portée par des profils assez homogènes : cadres du privé travaillant à Vélizy-Villacoublay, à La Défense ou dans Paris, professions libérales, fonctions publiques d'État, militaires, familles à la recherche d'un quatre ou cinq pièces dans un secteur scolaire recherché. Le résultat est un marché où l'offre part vite sur les biens sans défaut, et où les biens à travaux se négocient davantage. Pour le financement, cela se traduit par des montants empruntés élevés, une durée qui reste longue malgré la présence d'apport, et une sensibilité forte au coût de l'assurance.
- Notre-Dame et Saint-Louis : ancien de caractère, copropriétés parfois de petite taille
- Montreuil, Porchefontaine, Chantiers : maisons de ville et collectif plus récent, proximité des gares
- Clagny-Glatigny et Petits Bois-Picardie : maisons et grands appartements, budgets les plus hauts
- Première couronne : Le Chesnay-Rocquencourt, Viroflay, Vélizy-Villacoublay, Buc, Jouy-en-Josas
