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Crédit

Rachat de crédit immobilier : renégocier ou faire racheter votre prêt

Deux opérations différentes portent souvent le même nom. Renégocier, c'est obtenir un avenant de votre banque actuelle. Faire racheter, c'est confier votre prêt à un concurrent, avec les frais que cela implique.

Tableau d'amortissement et offre de prêt immobilier posés sur un bureau avec une calculatrice
Étude gratuite et sans engagementRéponse sous 24h ouvréesORIAS n° 21006034Aucun frais avant obtention du financement
0,70 point
Écart de taux utile
6 mois ou 3 %
IRA plafonnées
Gratuite
Étude du gain
Sur le coût total
Calcul

Renégociation et rachat : deux opérations à ne pas confondre

La renégociation se traite avec votre banque actuelle. Le prêt n'est pas soldé, il est modifié par un avenant qui indique le nouveau taux, le nouvel échéancier et le coût total du crédit recalculé. Comme le contrat initial survit, il n'y a ni indemnité de remboursement anticipé, ni nouvelle garantie à constituer, ni mainlevée d'hypothèque à payer. La banque facture en général des frais d'avenant, souvent compris entre quelques centaines d'euros et 1 % du capital restant dû.

Le rachat, lui, fait intervenir un établissement concurrent qui solde votre prêt et vous en accorde un nouveau. Vous repartez sur un contrat neuf, donc sur une facture de frais neuve : indemnités de remboursement anticipé versées à l'ancienne banque, frais de dossier du nouveau prêteur, constitution d'une nouvelle garantie et, si votre prêt était hypothéqué, mainlevée chez le notaire. C'est presque toujours l'option la plus chère à l'entrée, et parfois la seule qui aboutisse quand la banque d'origine refuse de bouger.

  • Renégociation : avenant au contrat existant, pas d'IRA, pas de nouvelle garantie
  • Rachat : nouveau contrat, IRA, frais de dossier et nouvelle garantie
  • La renégociation se tente toujours en premier, elle sert aussi de point de comparaison
  • Un refus écrit de votre banque est un argument utile face à un concurrent
  • Dans les deux cas, l'assurance emprunteur se renégocie séparément

Les trois seuils qui rendent l'opération rentable

Une renégociation ou un rachat ne se juge pas au feeling. Trois conditions doivent être réunies simultanément, et la plupart des dossiers que nous refusons échouent sur l'une d'elles. D'abord l'écart de taux : en dessous de 0,70 point entre votre taux actuel et le taux de marché, les frais absorbent le gain dans la majorité des cas. Ensuite le capital restant dû : sous 70 000 euros, le gain en valeur absolue devient trop faible pour justifier les frais fixes de l'opération.

Le troisième critère est le moins connu et le plus déterminant : votre position dans la durée du prêt. Un crédit amortissable concentre les intérêts sur ses premières années, parce qu'ils sont calculés chaque mois sur un capital restant dû encore élevé. Passé la moitié de la durée, vous remboursez surtout du capital, et baisser le taux ne porte plus que sur une assiette d'intérêts résiduelle. C'est pourquoi une opération sur un prêt de vingt ans entamé depuis quatorze ans n'a presque jamais d'intérêt, même avec un écart de taux confortable.

Ces seuils expliquent une différence que nous observons entre nos deux départements. Sur les acquisitions récentes du secteur de Dreux, de Chartres ou de l'est de l'Eure-et-Loir, les montants empruntés dépassent rarement 200 000 euros et le critère du capital restant dû devient vite limitant. Sur Houdan, Mantes-la-Jolie et l'ouest des Yvelines, où les prix au mètre carré sont sensiblement plus élevés, le capital restant dû reste au-dessus du seuil bien plus longtemps, et une opération conserve un intérêt jusqu'à un stade plus avancé du prêt.

  • Écart de taux d'au moins 0,70 à 1 point entre l'ancien et le nouveau
  • Capital restant dû supérieur à 70 000 euros environ
  • Être dans le premier tiers, au maximum la première moitié, de la durée du prêt
  • Une durée résiduelle d'au moins dix ans pour amortir les frais
  • Un taux d'endettement et une situation professionnelle qui restent finançables

Tous les frais qu'il faut intégrer au calcul

Les indemnités de remboursement anticipé sont encadrées par le code de la consommation : elles ne peuvent excéder le plus faible des deux montants suivants, six mois d'intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, ou 3 % du capital restant dû. Sur un capital restant dû de 180 000 euros à 3,40 %, cela représente environ 3 060 euros au titre des six mois d'intérêts, contre 5 400 euros au titre des 3 % : c'est le montant le plus faible qui s'applique. Certains contrats prévoient une exonération, notamment en cas de mutation professionnelle, de décès ou de cessation forcée d'activité, il faut vérifier la clause avant tout calcul.

S'y ajoutent les frais du nouveau prêteur. Les frais de dossier tournent autour de 1 % du capital emprunté, souvent plafonnés entre 800 et 1 500 euros et parfois négociables. La nouvelle garantie représente le poste le plus lourd : une caution mutuelle coûte de l'ordre de 1 à 1,5 % du montant emprunté, avec une part restituable en fin de prêt, tandis qu'une hypothèque ou un privilège de prêteur de deniers ajoute des frais d'acte notariés. Si votre prêt actuel est hypothéqué, la mainlevée se facture en plus, généralement entre 0,3 et 0,7 % du montant initial du prêt.

  • IRA plafonnées à six mois d'intérêts ou 3 % du capital restant dû, le plus faible des deux
  • Frais de dossier du nouvel établissement, environ 1 % du capital, souvent plafonnés
  • Nouvelle garantie : caution mutuelle ou hypothèque et frais d'acte
  • Mainlevée de l'hypothèque existante chez le notaire
  • Frais de courtage, dus uniquement après déblocage effectif des fonds

Pourquoi raisonner en coût total et jamais en mensualité

C'est l'erreur que nous corrigeons le plus souvent dans les dossiers qui arrivent au bureau de Bû. Une proposition de rachat qui fait passer votre mensualité de 1 180 à 940 euros paraît excellente, jusqu'au moment où l'on regarde la durée : elle a été rallongée de six ans. Le gain mensuel est réel, mais le coût total, lui, a augmenté. Baisser une mensualité en étirant la durée n'est pas une économie, c'est un rééchelonnement.

La seule comparaison honnête consiste à additionner ce qu'il vous reste à payer sur votre prêt actuel jusqu'à son terme, puis à additionner le coût total du nouveau montage, frais compris, et à comparer les deux nombres. Si l'écart en votre faveur ne couvre pas au moins les frais engagés, l'opération ne vaut pas la peine. Nous présentons systématiquement ces deux totaux côte à côte, et il nous arrive régulièrement de conclure qu'il faut rester sur le prêt en cours et se contenter de changer d'assurance emprunteur, qui produit souvent un gain supérieur pour un dixième du tracas.

  • Comparer le coût total restant, pas la mensualité affichée
  • Vérifier la durée résiduelle proposée, poste par poste
  • Neutraliser l'effet de l'allongement en simulant à durée constante
  • Isoler la part d'assurance, qui se traite indépendamment du taux
  • Retenir le TAEG et non le taux nominal pour comparer deux offres

Comment ça se passe

Les étapes de votre dossier

  1. 1

    Relevé de votre situation actuelle

    Nous reprenons votre offre de prêt et votre dernier tableau d'amortissement : taux, capital restant dû, durée résiduelle, type de garantie et clause d'indemnités de remboursement anticipé.

  2. 2

    Tentative de renégociation

    Nous chiffrons d'abord ce qu'un avenant chez votre banque actuelle vous rapporterait. C'est l'option la moins coûteuse, et son refus éventuel devient un argument face aux concurrents.

  3. 3

    Mise en concurrence et chiffrage complet

    Nous sollicitons les établissements les mieux positionnés sur votre profil et vous remettons un comparatif en coût total, frais et assurance inclus, à durée constante puis à durée modifiée.

  4. 4

    Montage, offre et déblocage

    Après votre accord, nous suivons l'édition de l'offre, le délai de réflexion de onze jours, la mise en place de la garantie et le solde effectif de l'ancien prêt.

F.A.Q.

Questions fréquentes

Quelle différence entre renégocier et racheter son crédit immobilier ?

Renégocier consiste à obtenir de votre banque actuelle un avenant qui abaisse le taux du prêt existant, sans indemnité de remboursement anticipé ni nouvelle garantie. Racheter consiste à faire solder ce prêt par un établissement concurrent qui vous en accorde un nouveau, ce qui déclenche des indemnités, des frais de dossier et la constitution d'une nouvelle garantie. La renégociation est presque toujours moins chère, mais votre banque n'est pas obligée d'accepter. Nous tentons systématiquement cette voie avant d'aller chercher ailleurs.

À partir de quel écart de taux l'opération devient-elle intéressante ?

L'usage retient un écart d'au moins 0,70 à 1 point entre votre taux actuel et le taux que vous pouvez obtenir aujourd'hui. En dessous, les frais fixes de l'opération absorbent généralement le gain. Ce seuil n'a toutefois de sens qu'associé à un capital restant dû suffisant, de l'ordre de 70 000 euros minimum, et à une durée résiduelle d'au moins dix ans. Un écart de 1,20 point sur un prêt qui se termine dans quatre ans ne rapporte rien.

Combien coûtent les indemnités de remboursement anticipé ?

Elles sont plafonnées par la loi au plus faible de deux montants : six mois d'intérêts sur le capital remboursé calculés au taux moyen du prêt, ou 3 % du capital restant dû. En pratique, c'est presque toujours le calcul des six mois d'intérêts qui s'applique. Certaines situations en dispensent, notamment la vente du bien consécutive à une mutation professionnelle, le décès ou la cessation forcée d'activité de l'emprunteur ou de son conjoint. La clause figure dans votre offre de prêt initiale.

Pourquoi dit-on qu'il faut agir tôt dans la vie du prêt ?

Parce qu'un crédit amortissable concentre ses intérêts sur les premières années. Chaque mensualité se compose d'intérêts calculés sur le capital restant dû et d'une part de capital, et cette proportion s'inverse progressivement. Dans la seconde moitié du prêt, vous remboursez principalement du capital, et abaisser le taux ne s'applique plus qu'à une assiette d'intérêts très réduite. Au-delà des deux tiers de la durée, l'opération n'est presque jamais rentable, quel que soit l'écart de taux.

Faut-il regarder la mensualité ou le coût total ?

Le coût total, sans exception. Une mensualité plus basse peut simplement traduire un allongement de la durée, auquel cas vous payez davantage d'intérêts au final. La bonne méthode consiste à additionner ce qu'il vous reste à verser sur le prêt actuel jusqu'à son terme, puis à comparer ce total au coût complet du nouveau montage, frais et assurance compris. Nous fournissons toujours ces deux totaux, ainsi qu'une simulation à durée constante pour neutraliser l'effet d'optique.

Ma banque peut-elle refuser de renégocier mon prêt ?

Oui, aucune disposition légale ne l'oblige à accepter une renégociation. Elle met en balance le manque à gagner sur les intérêts et le risque de vous voir partir avec l'ensemble de vos comptes. Un refus n'est pas un point final : il ouvre la voie au rachat par un concurrent, et le courrier de refus constitue un élément de négociation utile. Il arrive aussi qu'une banque revienne vers son client une fois la demande de transfert engagée.

Peut-on renégocier un prêt à taux zéro ou un prêt aidé ?

Un prêt à taux zéro ne se renégocie pas, puisqu'il ne porte pas d'intérêts. En revanche, il peut généralement être conservé en parallèle lors du rachat du prêt principal, ce qui évite d'en perdre le bénéfice. C'est un point à vérifier avant tout montage, car certains établissements exigent le transfert de l'ensemble des lignes. Le même raisonnement vaut pour les prêts employeur ou les prêts régionaux à taux bonifié, qu'il est presque toujours préférable de laisser en place.

Vaut-il mieux changer d'assurance emprunteur que racheter son prêt ?

Dans de nombreux dossiers, oui. La substitution d'assurance est gratuite depuis la loi Lemoine, se traite en quelques semaines et n'entraîne ni indemnité, ni nouvelle garantie, ni frais de notaire. Sur un profil jeune et non-fumeur, elle produit fréquemment une économie de plusieurs milliers d'euros sur la durée restante, parfois supérieure à ce qu'un rachat de taux permettrait de gagner. Nous chiffrons les deux pistes ensemble, car elles ne s'excluent pas.

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Nous intervenons dans toute l'Eure-et-Loir et les Yvelines, depuis le bureau de Bû.

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